Semaine I – Samedi:  Bienheureux Mario Borzaga, o.m.i. (27.08.1932-01.05.1960)

 

Au quotidien nous ne manquons pas de malades à soigner ; bien des heures s’en vont dans cet exercice de charité et de patience… À la mission nous sommes une quinzaine de personnes – Pères, élèves et catéchistes, avec femmes et enfants – à qui il faut assurer le pain, ou plutôt le riz quotidien…

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En outre, les directives de Propaganda Fide demandent à chaque missionnaire de passer au moins dix jours par mois parmi les païens pour les évangéliser : il ne me reste guère de temps pour me reposer sur mes lauriers… Mais travailler ainsi en vaut la peine : le Seigneur bénit nos pauvres efforts.

En ce qui concerne la guerre, notre zone est désormais calme depuis l’ouverture de la route de Vientiane à Louang Prabang, qui traverse le village ; en effet, les rebelles se tiennent loin des voies de communication. Ceci dit, on perçoit parfois l’odeur du danger ; on voit alors tous nos gens monter la garde sur le village durant la nuit. Quant à nous, nous allons de l’avant sans peur ; nous ne nous arrêterons que quand le Seigneur voudra. Nous avons besoin seulement de la grâce de Dieu. Quant au reste, bien que nos besoins matériels soient immenses, chaque jour davantage cela nous paraît superflu.

Lettre de Mario Borzaga à un oncle prêtre,
6 janvier 1960

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